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jeudi 30 mai 2024
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Irrigation
Irrigation - photo : DR

L’irrigation des cultures céréalières autorisées dans plusieurs régions

Dans un effort visant à soutenir l’agriculture locale et à réduire la dépendance aux importations, le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche a donné son feu vert pour l’irrigation des cultures céréalières dans plusieurs régions de la Tunisie.

Cette annonce a été faite par Ridha Gabouj, secrétaire d’État chargé des ressources hydrauliques, qui a également appelé à une coopération entre les agriculteurs, la société civile et les autorités pour lutter contre le problème persistant des forages de puits anarchiques.

En réponse aux préoccupations exprimées par certains agriculteurs quant aux dommages causés par le manque d’irrigation et la mise en œuvre de quotas, le secrétaire d’État a souligné l’importance de la production céréalière locale pour réduire les importations coûteuses en devises étrangères. Il a également annoncé que les services régionaux de l’agriculture à Jendouba, Béja et Bizerte ont reçu l’autorisation d’entamer l’irrigation des cultures céréalières afin de soutenir les agriculteurs locaux.

Cependant, Gabouj a souligné les défis rencontrés par le secteur agricole, qualifiant la production céréalière de la dernière campagne de « catastrophique ». Avec seulement 5 millions de quintaux produits localement, la Tunisie a été contrainte d’importer environ 25 millions de quintaux pour satisfaire la demande intérieure, représentant une dépense de 3 milliards de dinars. Cette situation crée une pression financière supplémentaire sur le budget de l’État, a-t-il expliqué.

Un autre problème majeur auquel est confronté le secteur agricole est celui des forages de puits anarchiques. Gabouj a souligné qu’il existe environ 42 000 puits en Tunisie, dont 30 000 sont considérés comme anarchiques, et que 10 000 d’entre eux se trouvent dans le gouvernorat de Kébili. Ces pratiques non réglementées ont des conséquences néfastes sur la nappe phréatique, aggravant ainsi les ressources en eau déjà limitées du pays.

Pour résoudre ce problème, le Ministère de l’Agriculture travaille en étroite collaboration avec d’autres ministères, notamment le Ministère de l’Intérieur, pour identifier les contrevenants et mettre en place des mesures plus strictes. Des réunions ont été organisées et des rapports préparés dans le cadre de ces efforts, en attendant la publication d’un code de l’eau qui devrait renforcer la réglementation dans ce domaine.

Dans l’ensemble, l’annonce de l’autorisation d’irriguer les cultures céréalières représente une étape importante pour soutenir l’agriculture locale en Tunisie. Cependant, les défis persistants tels que la faible production céréalière et les forages anarchiques soulignent la nécessité d’une action concertée pour assurer une utilisation durable des ressources naturelles du pays et garantir la sécurité alimentaire à long terme.

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