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samedi 3 décembre 2022
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Irrigation
Irrigation - photo : DR

L’investissement agricole dégringole en Tunisie

Les opérations d’investissement du secteur agricole ont considérablement baissé ces cinq dernières années.

Selon un récent rapport préliminaire sur l’investissement agricole privé rendu par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA), fin mai, les opérations d’investissement ont baissé de 10,5 % et leur valeur a diminué de 11,7 %.

En effet, de janvier à mai 2022, on a compté 2791 opérations d’investissement déclarées, évaluées à 536,4 millions de dinars, alors qu’on en avait l’an dernier, à la même période, 3117, soit 607,8 millions de dinars, en notant que le nombre de déclarations relatif au plan de développement 2016-2020, et sa valeur, ont diminué respectivement de 18,1% et de 7,7%.

On note également une diminution de 30,4% en nombre et de 16,1% en valeur pour les investissements agricoles privés agréés, avec une estimation de 233,2 millions de dinars, et ce, dans le même cadre du plan de développement. De ce fait, l’investissement agricole privé n’a pu créer que seulement 1 297 emplois permanents. Ce qui fait de cet investissement le plus bas depuis ces cinq dernières années.

Par ailleurs, fin mai 2022, les investissements approuvés ont bénéficié d’une subvention de 61,6 MD, soit 26,4 % du montant de l’investissement approuvé, selon les chiffres de l’APIA. Cependant, le comité d’investissement bénéficiaire a déclaré avoir reçu 11 prêts fonciers équivalents à 1,7. MD approuvé. Avec ces prêts, on pourra intégrer dans le cycle économique 106 hectares de terres.

D’autre part, depuis 2010, la Tunisie ne se porte pas bien dans l’ensemble des investissements publics et privés, avec seulement 7 % comme taux de participation, selon un rapport de synthèse de l’agriculture tunisien de 2019 pour le programme d’appui ENPRAD, parrainé par l’Union européenne.

En effet, selon ce rapport, l’investissement agricole privé s’est arrêté par la mauvaise répartition des investissements des différents acteurs, qui semblent servir seulement à l’achat d’outils agricoles et à la mise en œuvre de projets d’élevage et d’arboriculture. Et cette situation est certainement due aux contraintes structurelles et conjoncturelles, à la rigidité du processus de prêt bancaire, au coût du capital et au coût de la main-d’œuvre. Par ailleurs, les investisseurs privés font face à des problèmes de sécurité qui ont un impact négatif sur leurs investissements dans le secteur agricole, notamment le vol de bétail et la dégradation du matériel d’irrigation.

D’autre part, on constate une instabilité et une limite dans les investissements directs étrangers (IDE) du secteur agricole.

En outre, les aspects stratégiques du secteur et son rôle important dans le maintien de l’équilibre alimentaire du pays sont souvent évoqués. Cependant, en fonction de la logique bancaire traditionnelle, à cause du changement climatique et autres inconvénients naturels, les banques sont prudentes en ce qui concerne le financement de ce secteur, qu’elles jugent aussi, peu rentables.

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