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L’ONAGRI veut améliorer la gouvernance de l’eau

Gouvernance de l’eau en Tunisie : Les données cruciales pour une gestion durable.

La Tunisie fait face à des défis majeurs dans la gestion de ses ressources en eau, et une récente note d’analyse de l’Office National de l’Agriculture (ONAGRI) souligne l’importance cruciale des données statistiques et analytiques pour gouverner efficacement ce secteur vital. La note met en lumière les implications de la gestion de l’eau au niveau régional, soulignant la nécessité d’améliorer la qualité des données pour des décisions éclairées.

Selon l’ONAGRI, le secteur agricole en Tunisie est le principal consommateur d’eau, représentant environ 80 % de l’utilisation totale. Cependant, malgré cette forte demande, l’efficacité d’utilisation de l’eau dans ce secteur est relativement faible par rapport à d’autres secteurs. La nécessité d’une gestion rationnelle de l’irrigation et d’une valorisation accrue des ressources en eau dans l’agriculture est soulignée dans le rapport.

L’analyse de la répartition des prélèvements d’eau dans les gouvernorats de Zaghouan, Nabeul, Mahdia et Kébili révèle que le secteur agricole domine, avec des pourcentages variant d’un gouvernorat à l’autre précise la TAP. Kébili se distingue avec 97,6 %, tandis que Mahdia affiche 53 %. Les secteurs des services et de l’industrie suivent, soulignant la nécessité d’orienter les cultures vers celles moins consommatrices d’eau et à forte valeur ajoutée.

Pour améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau, l’ONAGRI insiste sur la nécessité d’augmenter la productivité de l’eau dans l’agriculture. Cela implique la réduction des pertes d’eau dans les réseaux d’irrigation, une mesure cruciale pour accroître l’efficacité globale de l’utilisation de l’eau.

Les résultats de l’analyse indiquent un niveau élevé de stress hydrique dans tous les gouvernorats. Le stress hydrique dépasse le seuil critique de 25 %, mettant en évidence la nécessité urgente de mesures correctives. Kébili, bien qu’ayant le plus grand volume d’eau, affiche le stress hydrique le plus élevé en raison de la surexploitation des nappes souterraines et de forages illicites.

L’ONAGRI appelle à une amélioration significative de la disponibilité et de la qualité des données sur l’eau. L’institutionnalisation de l’évaluation des indicateurs au niveau de chaque gouvernorat est recommandée pour permettre des ajustements stratégiques dans la production agricole et l’allocation des ressources.

Pour renforcer les capacités, la note préconise de concentrer les efforts sur les départements statistiques au sein des Commissariats régionaux au développement agricole (CRDAs). Une coordination intersectorielle nationale est également jugée indispensable pour garantir la collecte régulière des données.

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