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barrage Mellègue ou barrage de Nebeur
barrage Mellègue ou barrage de Nebeur - Ph : voyage-tunisie

Inquiétudes face au taux de remplissage des barrages qui stagne à 23,2%

Les récentes précipitations en Tunisie ont apporté un soulagement temporaire aux préoccupations liées à la sécheresse, mais l’ancien secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques, Abdallah Rabhi, sonne l’alarme. Malgré les pluies bienvenues, le taux de remplissage des barrages du pays n’a pas dépassé les 23,2%, loin de l’objectif souhaité pour garantir une sécurité hydrique adéquate.

« Le taux de remplissage dans les barrages n’a pas dépassé 23,2%… Jusqu’à hier, le déficit en eau au niveau du barrage était d’environ 80% », a déclaré Abdallah Rabhi. Ses observations soulignent la gravité de la situation, mettant en évidence la nécessité d’actions immédiates pour éviter une crise hydrique.

Le responsable, fort de son expérience en tant qu’ancien secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques, a exprimé ses inquiétudes quant à la possibilité imminente d’une sécheresse sévère. Il a appelé les autorités à prendre des mesures décisives pour faire face à cette menace imminente. Malgré les efforts louables du ministère de l’Agriculture, Rabhi estime que des actions plus audacieuses et ciblées sont nécessaires pour faire face à la situation.

La question cruciale qui se pose maintenant est de savoir comment les autorités tunisiennes réagiront face à ces avertissements. Les précipitations récentes, bien que bienvenues, ne semblent pas avoir suffi à inverser la tendance inquiétante du déficit en eau. La population et les secteurs agricoles dépendent largement de l’eau des barrages pour répondre à leurs besoins, et un faible taux de remplissage peut avoir des conséquences graves sur la sécurité alimentaire et l’économie nationale.

Malgré les dernières pluies abondantes et face à cette situation critique, il est essentiel que les autorités prennent des mesures immédiates pour atténuer les effets potentiels d’une sécheresse prolongée. Des politiques de conservation de l’eau, des incitations à une utilisation plus responsable et des investissements dans des solutions alternatives doivent être envisagés de toute urgence.

Les prochains mois seront cruciaux pour la Tunisie, et la gestion de la ressource en eau devrait être une priorité absolue. Les avertissements d’Abdallah Rabhi ne devraient pas être pris à la légère, mais plutôt comme un appel à l’action pour éviter une crise hydrique majeure. La vigilance, la planification stratégique et la coopération entre les différents secteurs sont maintenant plus que jamais nécessaires pour assurer une gestion durable de l’eau en Tunisie.

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