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samedi 3 décembre 2022
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L’élevage tunisien sans solutions face à l’importation

Faute de solutions face aux perturbations au niveau de la production locale, la Tunisie ne peut que recourir à l’importation du lait et de la viande rouge.

À cause des effets de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, le secteur tunisien de la production animale de façon générale, et surtout les secteurs du lait et de la viande rouge, sont actuellement confrontés à de grandes difficultés.

En effet, même si la commercialisation et la production de lait des usines semblent être au même niveau, on constate aujourd’hui, par rapport au rendement normal, une réduction de la production de 17 à 20 %, selon une déclaration de  Bouraoui Limam, membre du bureau exécutif de l’UTAP (Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche), chargé de la production animale.

De ce fait, le pays risque de dépendre des importations de lait jusqu’à l’année prochaine, si les problèmes liés à la production animale ne sont pas réglés. Notons que l’importation de ce produit coûtera, au marché international, environ 3 dinars tunisiens le litre, souligne le responsable du syndicat, qui expliquait qu’il existe aujourd’hui de sérieux problèmes liés aux coûts de production.

Par ailleurs, l’UTAP et le gouvernement ont tenu des réunions pour réfléchir sur les questions du secteur de l’élevage, d’après le membre du bureau exécutif de l’UTAP, qui ajoute que les engagements pris pendant ces réunions, en ce qui concerne en particulier la pression sur le prix des aliments pour animaux importés et les mesures prises urgemment pour augmenter la production et le coût du litre de lait, afin d’aider les éleveurs, protéger les troupeaux et éviter aux agriculteurs de devoir sacrifier leur bétail, doivent être mises en œuvre par les autorités.

Ainsi, pour la prochaine phase, la Tunisie risque d’augmenter le volume de ses importations de viande rouge, car le nombre de cheptels a diminué, et la fertilité des vaches a baissé de 12 % par rapport aux niveaux précédents, et ce, à cause de la cherté des fourrages qui perturbe la production locale, explique Bouraoui Limam, qui regrette en même temps le manque de plan concret du gouvernement pour l’exportation de la viande rouge.

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