×
AgriMaroc AgriAlgerie AgriTunisie
Accueil / Technique / Dossier / L’agriculture en Tunisie
agriculture_vergers_fes_meknes
Agriculture - Ph : Wikipedia

L’agriculture en Tunisie

L’agriculture en Tunisie en 2022.

Dans l’industrie agricole, les agriculteurs tunisiens produisent une diversité de cultures et de produits d’élevage essentiellement pour la consommation locale mais aussi de plus en plus pour l’exportation. En 2022, l’agriculture restera importante pour l’économie tunisienne comme elle l’a été tout au long de l’histoire de la Tunisie. Cependant l’industrie agricole est confrontée à des défis tels que le changement climatique, ipso facto la pénurie d’eau, mais aussi l’insécurité alimentaire et le manque d’accès aux marchés et donc de débouchés, entre autres, qui doivent être relevés si l’agriculture doit continuer à être un pilier majeur de l’économie du pays.

Pour de nombreux experts internationaux, les autorités gouvernementales doivent trouver des solutions à ces problèmes, notamment en encourageant les pratiques agricoles durables, en mettant l’accent sur les initiatives de conservation de l’eau par le biais de programmes éducatifs destinés aux enfants et aux adultes. En outre, les décideurs politiques doivent prendre des mesures pour que les petits exploitants agricoles puissent avoir accès à des intrants tels que les semences ou les engrais ce qui leur permettra de produire davantage de récoltes. Récemment le manque d’ammonitrate était par exemple une actualité chaude en Tunisie.

L’histoire de l’agriculture tunisienne.

L’histoire de l’agriculture tunisienne monte aux Phéniciens. Le secteur agricole a contribué à un tiers de la valeur ajoutée globale en 2010, mais la contribution de l’agriculture au PIB a été réduite de 8,8% en 2000 à 7,4% en 2009, en raison de la crise alimentaire mondiale et du déséquilibre croissant entre la production agricole et la consommation intérieure.

La Tunisie est confrontée à de nombreux défis, notamment la dégradation des sols due au surpâturage, la salinisation résultant de projets d’irrigation sans drainage adéquat, la sécheresse exacerbée par le changement climatique, la perte de zones agricoles productives en raison de la construction de colonies et la pollution de l’eau affectant l’agriculture.

Le ministre de l’agriculture a déclaré que l’agriculture est une priorité de la politique de développement économique de la Tunisie. « Nous avons réussi à redresser l’agriculture après des périodes difficiles, où l’agriculture a connu un effondrement », a-t-il déclaré.

Une nouvelle stratégie agricole a été élaborée en 2010 pour étendre la superficie de l’agriculture irriguée et promouvoir l’agriculture environnementale, c’est-à-dire une agriculture qui utilise les ressources naturelles avec un minimum d’apports extérieurs.

La stratégie vise également à diversifier la production en augmentant les produits exportables et en encourageant les investissements dans l’agriculture, à développer les ressources humaines dans l’agriculture et l’élevage, à préserver les terres publiques pour l’agriculture et la pêche, à améliorer les capacités institutionnelles dans l’agriculture à tous les niveaux, à développer les capacités techniques en termes de systèmes de mesure des terres et d’outils d’analyse des sols capables de fournir des informations sur la qualité des produits agricoles.

Prévisions de l’agriculture en 2020-2022

En 2022, l’agriculture restera l’un des piliers de l’économie tunisienne Elle devrait croître de 4% depuis 2020. L’agriculture tunisienne est encore très diversifiée et continuera à l’être en 2020-22 car la production est d’environ 160 000 tonnes par an (céréales, olives, dattes et agrumes).

Le gouvernement a lancé de nouveaux programmes de développement agricole avec des partenaires internationaux afin de renforcer la sécurité alimentaire et la capacité d’exportation de cultures à haute valeur ajoutée. Ces plans visent principalement les cultures résistantes à la sécheresse comme les olives, vignes et fruits. La part des exportations reste également très importante pour l’oléiculture et la phoeniciculture.

Le ministre de l’Agriculture a déclaré que, suite au développement de l’agriculture au cours de la dernière décennie en Tunisie, celle-ci est entrée dans une nouvelle période de développement. Selon le ministre de l’agriculture, l’agriculture continuera à être vitale pour l’économie en 2022. La Tunisie devrait connaître de graves sécheresses en raison du changement climatique, mais les gains seront également importants si la productivité agricole peut être augmentée grâce à des investissements dans les infrastructures et les technologies d’irrigation et surtout, éviter les contraintes d’accès au marché, comme par exemple :

  • Manque d’équipements modernes (tracteurs, cultivateurs),
  • Installations de stockage inadéquates,
  • Systèmes d’irrigation obsolètes ;
  • Mauvaise gestion de l’agriculture ;
  • Infrastructure de transport médiocre ;
  • Manque de transport de l’eau.

Les responsables politiques doivent prendre des mesures pour que les petits agriculteurs aient accès aux semences ou aux engrais qui les aideront à produire davantage. Les autorités gouvernementales doivent élaborer des solutions à long terme aux problèmes agricoles, par exemple en encourageant les techniques agricoles durables, en mettant l’accent sur les efforts de conservation de l’eau par le biais de programmes éducatifs destinés aux enfants et aux adultes, et en veillant à ce que les petites exploitations ne soient pas oubliées.

En 2022, la production d’olives devrait atteindre 240 000 tonnes en Tunisie.

La Tunisie fait partie des cinq premiers producteurs d’huile d’olive au monde avec 310 000 agriculteurs participant à sa plantation. Dix mille hectares sont plantés d’oliviers en Tunisie, on compte actuellement plus de 150 millions d’olives pour une production annuelle de plus de 200 000 tonnes d’huile extra vierge.

A ce niveau de production, l’agriculture devient la première activité économique en Tunisie. Pour rappel, on estime que l’agriculture génère en moyenne 16% du PIB et représente 34% des exportations. Ce secteur est également concerné par l’embauche d’environ un demi-million de personnes dans ce pays de 10 millions d’habitants.

Autosuffisance de la Tunisie grâce à l’agriculture, est-ce possible ?

Il faudra attendre au moins 20 ans pour que l’agriculture tunisienne produise à nouveau suffisamment de nourriture pour assurer son autosuffisance. L’agriculture ne s’était pas encore totalement remise de la révolution de 2011 lorsque la population a été confrontée à des revendications sociales en 2016… Les sols agricoles de la Tunisie sont dégradés par l’érosion, l’épuisement, la pollution et la désertification. Ces problèmes se traduisent par la diminution du rendement à l’hectare, la désorganisation des filières agricoles, la disparition ou la réduction des cultures de base (céréales), l’utilisation d’engrais qui polluent l’environnement. Ils provoquent également un affaissement des sols car l’agriculture n’est pas assez diversifiée pour assurer son autosuffisance en denrées alimentaires de base.

Un problème similaire se pose au niveau des exportations où les céréales représentent plus de 50% des revenus agricoles de la Tunisie. Le pays ne produit pas assez d’huile ou de fruits pour sa propre population, ce qui l’oblige à dépendre des approvisionnements étrangers, ce qui a de graves effets sur l’environnement lorsqu’ils sont transportés sur de longues distances. La Tunisie est devenue indépendante de l’approvisionnement en nourriture depuis l’étranger.

L’agriculture tunisienne s’est donc engagée à atteindre l’autosuffisance à court terme tout en continuant à investir dans la valeur ajoutée. Dernièrement, l’agriculture est devenue un art de vivre pour les Tunisiens allant de l’agriculture à l’élevage, la pêche, la viticulture et autres services y afférents.

Sources : WFPAO WebManagerCenter AgriMaroc

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.