dimanche 18 janvier 2026
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Avril 2025 : Entre abondance et déficit, un mois qui redessine la carte pluviométrique de la Tunisie

Le mois d’avril 2025 a été marqué par des précipitations exceptionnellement abondantes en Tunisie, dépassant largement les moyennes saisonnières dans plusieurs régions. Selon l’Institut National de la Météorologie (INM), certaines zones ont enregistré des cumuls pluviométriques atteignant deux fois la normale, tandis que d’autres ont connu un déficit préoccupant.

Un mois d’avril particulièrement pluvieux

D’après le bulletin climatologique mensuel de l’INM, avril 2025 a été caractérisé par une succession de perturbations météorologiques, particulièrement dans le nord et le centre du pays. Ces épisodes pluvieux ont été accompagnés d’orages et de rafales de vent, contribuant à des cumuls de pluie bien supérieurs aux moyennes habituelles. Les données relevées montrent que le nord du pays a enregistré un cumul de précipitations atteignant 149,1 % de la normale. Au centre, les précipitations ont presque doublé les moyennes habituelles avec un total de 191,7 %. Le sud, en revanche, a connu un déficit de 40 %, accentuant les tensions sur les ressources en eau. Certaines stations météorologiques ont enregistré des records notables au cours du mois. Siliana a relevé 64,1 mm le 27 avril, dépassant son précédent record de 57,8 mm établi le 3 avril 2003. Tabarka a reçu 36 mm le 16 avril et 38 mm le 20 avril. Monastir a enregistré 34,4 mm le 28 avril. Jendouba et Le Kef ont respectivement accumulé 87,4 mm et 94,9 mm, soit deux fois leurs normales. La station la plus arrosée du mois a été Tabarka, avec un cumul mensuel de 107,8 mm, dépassant de 50 % sa moyenne saisonnière.

Un contraste marqué entre le nord et le sud

Alors que le nord et le centre ont bénéficié de précipitations abondantes, le sud du pays a connu un déficit pluviométrique inquiétant. En effet, les précipitations y ont été inférieures de 40 % par rapport aux moyennes saisonnières. Cette disparité met en évidence les effets du changement climatique et la nécessité d’une gestion optimisée des ressources en eau.

Impact sur l’agriculture et les ressources hydriques

Ces précipitations ont eu des conséquences directes sur l’agriculture et les réserves hydriques du pays. Les fortes pluies ont permis de recharger les nappes phréatiques et les barrages, mais elles ont aussi provoqué des inondations localisées dans certaines zones. À l’inverse, le déficit pluviométrique dans le sud pourrait accentuer les tensions sur les ressources en eau et impacter les cultures dépendantes de l’irrigation.

Conclusion

Avril 2025 restera un mois exceptionnel en termes de précipitations en Tunisie. Si certaines régions ont bénéficié de cumuls bien supérieurs aux moyennes saisonnières, d’autres ont souffert d’un déficit préoccupant. Ces variations climatiques rappellent l’importance d’une gestion efficace des ressources en eau et d’une adaptation des pratiques agricoles aux nouvelles réalités climatiques.

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