Deux mouches Dacus visent les cucurbitacées, l’INAT teste un piégeage

Deux mouches des fruits du genre Dacus, ravageurs des courgettes, concombres et melons, sont désormais signalées du nord au sud de la Tunisie, selon l'OEPP. Un essai de l'Institut national agronomique de Tunisie (INAT) donne des pistes pour les surveiller et réduire leurs populations.

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Deux mouches Dacus visent les cucurbitacées, l’INAT teste un piégeage © Gu Bra / Pexels

Les larves de ces mouches se développent dans les fruits des cucurbitacées. L’Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes (OEPP) a fait le point en 2025 sur leur présence en Tunisie.

1. Dacus ciliatus est présent au nord comme au sud

La mouche a été capturée pour la première fois en Tunisie entre juin et août 2020 à Takelsa, dans le gouvernorat de Nabeul, dans des champs de courgette et de concombre. Des prospections menées de 2020 à 2022 l’ont ensuite trouvée dans quatre gouvernorats du Sud, sur concombre, courgette, citrouille, melon, pastèque, coloquinte et concombre serpent. Une espèce voisine, Dacus frontalis, a été relevée sur de nouveaux hôtes, dont l’aubergine. Cette seconde mouche figure sur la liste des organismes de quarantaine de l’Union européenne, sous l’appellation « Dacus spp. ».

2. Le DAP attire plus de mouches qu’un hydrolysat de protéines

L’équipe d’Asma Cherif, Yosr Ghalleb et Kaouthar Grissa-Lebdi, du laboratoire des bio-agresseurs et de lutte intégrée de l’INAT, a comparé deux appâts dans des pièges McPhail, relevés chaque semaine à Takelsa à l’été 2020. Le phosphate diammonique (DAP) a capturé nettement plus d’adultes que l’hydrolysat de protéines Ceratrap, qui n’a presque rien piégé. Pour détecter la mouche tôt, l’appât compte donc autant que le piège.

3. Le dispositif « attract-and-kill » réduit les captures

Du 15 juillet au 24 août 2020, les chercheurs ont posé 100 pièges attracticides Ceranock par hectare, à 50 cm de hauteur, et appliqué une seule fois un gel pour mâles (trimedlure et abamectine) en bordure. Les parcelles traitées de courgette et de concombre ont enregistré moins de captures que les parcelles témoins. L’essai porte sur un seul site et un seul été : l’efficacité sur les dégâts aux fruits reste à mesurer, tout comme l’autorisation de ces produits en Tunisie.

Sources

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